Ghislain Journé, fondateur de Farmili dans le Doc du dimanche « Tous paysans » sur France 5.

Tous paysans !

Comme 3 français sur 4 disposant d’un jardin, Cécile est tentée par l’expérience de l’autoproduction. Convaincue par l’enthousiasme de ses enfants face à cette nouvelle aventure familiale, elle se décide à adopter deux poules pondeuses qui seront logées dans un joli poulailler en bois, livré monté.

Le poulailler Cambridge de Farmili, vu dans le Doc du dimanche « Tous paysans ». Ici dans Silence ça Pousse ! L’émission de Stéphane Marie sur France 5.

Cécile est à l’image de nombreux français qui souhaitent se reconnecter avec la nature au jardin : elle est prête à se lancer, à condition que l’expérience soit synonyme de simplicité, de qualité de vie, voire de mise en valeur de l’espace.

Une utopie ?

Le dynamisme de la « green économie » prouve que modernité et innovation sont tout à fait compatibles avec la quête de sens et la volonté, affichée par de nombreux urbains, de se reconnecter avec la nature. À condition de mettre à jour son logiciel : cultiver son potager, recycler ses déchets, récolter ses propres œufs voire son miel, sont autant d’activités qui demandent du temps et une remise en question d’habitudes influencées par des décennie de sur-consommation.

Si on regarde les choses sous le seul prisme financier, vous trouverez bien-sûr chez Lidl, Aldi et autres discounters des aliments moins chers à disposition immédiate. Mais la notion de prix ne doit-elle pas être remise en question, quand on prend conscience des méthodes employées pour produire ces aliments « pas chers » ?

D’autant que la quête de reconnexion de Cécile, pour elle et ses enfants, va bien au-delà de la simple question économique. Il s’agit de retisser le lien avec notre Terre Mère (« Mother Earth » comme disent nos amis anglo-saxons). Prendre conscience, à travers de nouvelles activités au jardin, de l’importance de ce lien qui nous uni à cette planète dont nous dépendons intégralement.

Certes, on ne va pas devenir auto-suffisants en cultivant ses tomates, salades et haricots au fond du jardin. Mais on va tirer des leçons essentielles qui feront de nous des acheteurs moins compulsifs, plus raisonnables. Et cela change tout.

Surtout, cela nous apprend à reconnaître la vraie saveur des choses, car il faut du temps pour faire de belles choses… Affairé au jardin, on réactive les sens en mettant les mains dans la terre au sens propre. Du bonheur gratuit. Une heure au jardin vaut plus que la meilleure thérapie. Vous verrez 😉

Tous paysans – Un documentaire de Michel Guétienne pour France 5, les Docs du dimanche.

Diffusion le dimanche 6 mai 2018 à 20h30, et à revoir en replay.

Retrouvez le tuto de Ghislain Journé montré dans le reportage :

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