Changer le monde dans son jardin.

Sauver le monde… avec 2 poules

Les données scientifiques sur les conséquences de notre mode de vie sur la planète s’accumulent et on en vient logiquement à se demander si nous ne sommes pas en train de réunir, à une vitesse prodigieuse, les conditions de notre propre extinction

Deux études récentes, l’une sur l’augmentation des phénomènes climatiques extrêmes et leurs conséquences sur la population, l’autre sur « l’anéantissement biologique » à l’échelle mondiale, sont particulièrement édifiantes.

On y apprend, entre autres, que l’accélération des phénomènes climatiques extrêmes (tempêtes, vagues de chaleur et sécheresses) pourrait entraîner la mort de 152 000 personnes par an rien qu’en Europe d’ici la fin du siècle. Contre 3 000 actuellement. La cause ? Le réchauffement climatique bien entendu, dont l’origine humaine ne fait plus aucun doute pour quiconque dispose d’un minimum de sens de l’observation.

Le panda, l’arbre qui cache la forêt d’une extinction globale du vivant.

Quant à l’extinction massive des espèces vivantes qui peuplent notre précieuse planète, elle prend une dimension proprement sidérante à la lumière de l’étude américaine menée sur plus de 27 000 espèces de mammifères, oiseaux, reptiles et amphibiens terrestres – une première à cette échelle.

Le constat est sans appel : plus de 50% des animaux ont disparu de la surface du globe depuis 40 ans.

Une extinction sans précédent depuis la disparition des dinosaures… il y a 66 millions d’années (!).

« La Sixième Extinction, comment l’homme détruit la vie » de la journaliste américaine Elizabeth Kolbert, a reçu le prestigieux prix Pulitzer en 2015.

Pour saisir pleinement la gravité de la situation, il faut s’arrêter sur la place qu’elle occupe dans nos esprits. Aussi je me suis livré à une petite expérience : une semaine après la publication de ces données, j’ai interrogé une dizaine de personnes dans mon entourage. Sur ce panel seules 3 avaient relevé l’information, sans en connaître forcément le détail.

Au-delà des chiffres alarmants qu’alignent ces études, notre cécité n’est-elle pas plus inquiétante encore ? Nos journaux télévisés consacrent des éditions entières au chassé-croisé des vacances, aux faits divers et autres chroniques de la vie politique et sportive…

 

Un transfert sportif à plus de 200 millions d’euros ? Vous pouvez compter sur le raz de marée médiatique… Des extinctions d’espèces multipliées par 100 depuis 1900, un emballement des phénomènes climatiques à une vitesse jamais enregistrée dans toute l’histoire géologique de la planète ? L’indifférence est quasi générale, alors qu’une réponse à la hauteur consisterait à convoquer en urgence tous les dirigeants et forces vives de la planète pour lancer une révolution (appelez cela comme vous voulez) sans précédent dans l’histoire de l’humanité.

Le quotidien Le Monde consacre plus d’une vingtaine d’articles au transfert de Neymar, contre deux à la dernière étude sur l’accélération dramatique de la 6ème extinction…

Pourtant ce vers te terre mériterait largement de faire la Une de l’Equipe. Sans lui point de terre, donc point de gazon verdoyant pour jouer au foot.

Le lombric oxygène le sol et le fertilise, sa présence est donc absolument fondamentale pour nos écosystèmes. On compte 1 à 3 tonnes de vers de terre par hectare (!), un chiffre en chute libre depuis le développement de l’agriculture intensive et l’usage massif d’engrais chimiques, pesticides et autres fongicides qu’elle implique. La faune du sol est logiquement la première victime de ces épandages irresponsables.


En réalité nous n’avons toujours pas pris conscience du drame qui se profile… C’est un peu comme si nous occupions le dernier étage d’un immeuble dont le rez-de-chaussée serait en flamme. La fumée arrive au pas de la porte mais pour l’instant la fête bat son plein et la musique est trop forte pour entendre les cris des voisins.

Nous vivons tellement hors-sols, perfusés de polluants et noyés dans une profusion de produits inutiles vendus toujours « moins cher », voués à rejoindre la masse  impressionnante de nos déchets. Imaginez que quelques décennies après son arrivée sur le marché, le plastique représente déjà à lui seul 1 tonne de déchet par habitant de la planète (!), jusqu’à former d’inquiétants continents flottants au large des océans…

Il est décidément urgent que l’Homme reprenne contact avec la planète, et pour toucher tous ceux qui n’ont pas accès à la nature et au savoir, cela passera nécessairement par le Divertissement. S’instruire en se faisant plaisir, voilà la clé ! Et ça tombe bien car la planète a tant à nous offrir !

Vous vous demandez quel rôle vous pouvez jouer dans cette complexe équation ? Gardez en mémoire cette légende amérindienne, racontée par le génial philosophe paysan Pierre Rabhi :

« Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! ».

Et le colibri lui répondit : « Je sais, mais je fais ma part. »

Pierre Rabhi est l’un des pionniers de l’agriculture écologique en France. Il est l’auteur de nombreux ouvrages, parmi lesquels “Vers la sobriété heureuse”, paru en 2013.

Soyez un colibri ! Vous avez un balcon, une terrasse ou un bout de jardin ? Sauvez donc la planète à votre échelle et parlez-en autour de vous. D’autres suivront le mouvement et ainsi de suite, vous verrez…

Alertez, lancez puis accélérez la tendance. C’est à vous, à nous tous de changer ce monde !

Un exemple ? Avec une paire de poules on change déjà tant de choses ! On (re)découvre surtout les plaisirs simples qui font de nous des terriens.

Alors à vos jardins amis terriens !

Ghislain Journé.

Pour retrouver la mini ferme clés en mains de Farmili :

www.farmili.com

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9 commentaires

  1. Bonjour,
    Je suis bien d’accord avec cette philosophie je l’ai mise en pratique depuis quelques années déja et j’en tire beaucoup de profits, surtout beaucoup de plaisir.

  2. Très bon reportage! C’est à nous d’y voir sérieusement! Nous sommes comme une goutte d’eau qui se déverse dans une rivière. Même petite , elle a son importance!

  3. oui je suis entièrement d’accord, que laisserons nous aux habitants de notre terre d’ici quelques années. Apprenons le respect envers tous les êtres de cette planète et nos petites poules y contribuent largement

  4. C’est vrai chacun doit faire sa part à son échelle c’est tellement agréable de sauvegarder au lieu de détruire, de redecouvrir les plaisirs simples et de consommer raisonnablement sans surplus. C’est à la portée de chacun de produire qq légumes, d’avoir qq poules et quel plaisir, même les personnes qui n’ont pas de jardin il y a les potagers communautaires, les jardins partagés et même les poulaillers peuvent se partager, il faut une vraie prise de conscience et surtout réapprendre le respect que nous devons avoir envers la terre et tout ce qui la peuple!

  5. YVES de Quebec , pour moi tous le monde a raison ,moi aussi je fait ma part , dans les annes 1980 une pessonne avait dit que le pole nord s,etait deplacer de 7 pieds plus au nord en 20 ans mais maintenant il est rendu ou le point nord , il degele et le pole sud gele, voila environ 10 ans il y avait des croisières au pole sud et maintenant c,est impossible d,y aller faire des croisires, et en plus avec les test de bombs nucleeres en essaye posez-vous des questions , se n,est pas vraiment le monde qui est en default ce que les gouvernements essaye de nous faire croire

  6. bonjour a tous

    Voila une petite questions ;depuis que l hiver a commencé ainsi que la pluie a commencé au niveau de mon poulailler sa sent la vase comment y remédier?

  7. Je suis au début d’élevage des pondeuses; voici ma question: Quelle espace convenable( mètre carré) par pondeuse? Càd pour 10 pondeuses par exemple,quelle espace convenable leur correspondant?

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