Les glaces de l’Antarctique fondent à une vitesse qui surprend les experts au moins autant que les ours polaires.

Quoi de neuf sous le soleil ?

Tandis que le complexe mécanisme du climat semble dérailler avec un effet cocktail qui surprend par son ampleur et sa rapidité, on se demande s’il ne serait pas temps de « passer la seconde » pour changer notre mode de vie. À la lecture des dernières actualités climatiques, les COP – Conférences des Parties – qui se tiennent chaque année témoignent, jusque dans leur intitulé, de la lenteur voire de l’incapacité des pays à réagir à temps face à l’urgence.

La bonne nouvelle est que cette révolution nous concerne tous, Terriens ! Elle représente surtout une formidable opportunité de changer les choses pour le meilleur à tous les échelons, du plus petit au plus grand. Mobilisons-nous donc pour engager cette lame de fond ! Claude Bourguignon, scientifique engagé, l’illustre très bien à propos de l’agriculture, l’une des principales causes du réchauffement climatique.

A l’occasion de la COP21 qui s’est tenue à Paris en 2015, on entendait de grandes voix s’élever pour défendre la planète, en tête desquelles l’acteur américain Léonardo Di Caprio.

Mais trop d’acteurs clés de la société civile manquent encore à l’appel.

L’annonce du fondateur de Facebook Marc Zuckerberg en pleine COP21 en est un exemple frappant.

Dans une lettre ouverte destinée à sa fille Max, ce dernier expliquait vouloir donner 99% de sa fortune (45 milliards de dollars) à des œuvres caritatives dans le but de faire avancer le potentiel humain et de promouvoir l’égalité pour tous les enfants. Et la planète dans tout ça ? Tout juste une allusion dans cette lettre fleuve de 2 252 mots. Or la protection des océans et des forêts, le développement d’énergies renouvelables, d’une agriculture responsable qui puisse nourrir durablement l’humanité, le choix de transports propres, la sauvegarde de la biodiversité,… ne sont-elles pas autant de priorités impérieuses, en particulier pour un jeune père soucieux de laisser un monde meilleur (ou viable) à son enfant, comme vous monsieur Zuckerberg ?

Photo du couple Zuckerberg publié sur Facebook pendant la COP21

Photo du couple Zuckerberg publiée sur Facebook pendant la COP21

N’est-il pas urgent de sauver une toiture qui s’effondre ? Car c’est bien de cela qu’il s’agit.

On pourrait poser la même question à Bill Gates et Warren Buffet, deux hommes qui figurent aussi en tête des personnalités les plus influentes de la planète.

Le premier a fondé en 2000 avec son épouse la Fondation Bill & Melinda Gates, une fondation « humaniste philanthropique ». Son but : faire progresser la santé et l’éducation. Sa devise : « toutes les vies ont une valeur égale ». Budget de la fondation : 43,5 milliards de dollars.

Warren Buffet a pour sa part promis de libérer 99% de son capital, avec plus de 40 milliards de dollars à la clé confiés en grande partie… à la Fondation Bill & Melinda Gates.

Aujourd’hui le club « Giving Pledge », lancé en 2010 par Warren Buffet, regroupe 138 milliardaires américains. Chaque membre s’engage à donner 50% de sa fortune à des œuvres caritatives.

Le point commun de tous ces bienfaiteurs ? Un engouement certain pour la cause humanitaire sous toutes ses formes.

Tous ces gestes sont éminemment louables et il n’est pas question ici de les critiquer. D’autant que la lutte contre les inégalités, en particulier celles liées à l’éducation, demeure essentielle pour sensibiliser les générations futures sur la protection de l’environnement. Quand on pense par exemple que dans un pays comme les Etats-Unis justement, 53% de la population croit encore que le réchauffement climatique n’est pas lié à l’activité humaine, on mesure l’ampleur du défi.

Souhaitons simplement que dans un avenir proche, ces personnes se mobilisent pour la planète avec la même ferveur qu’elles le font pour l’espèce humaine. En attendant il faudra sans doute d’autres COP…

Si vous voulez prendre de l’avance sur eux, arrêtez de tondre, plantez vos tomates, prenez des poules et démarrez votre mini ferme. C’est déjà un très bon début !

Ghislain Journé.

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