Le jardin du futur va intégrer l’auto-production et la préservation de la biodiversité comme une composante indispensable.

Créer un jardin productif

Quand l’écologie rapporte des sous… c’est le constat qui s’impose chez les particuliers, chaque jour plus nombreux, qui font le choix d’autoproduire une partie de leurs besoins et de recycler leurs déchets.

Nous avons fait le calcul, c’est édifiant : un petit jardin de 500 m2 peut ainsi rapporter chaque année au minimum l’équivalent de 650 euros. À vos calculettes amis fermiers :

Pour établir cette estimation nous nous sommes rendus en banlieue parisienne, chez une famille située en Seine-et-Marne. Notre foyer témoin vit en maison et dispose d’un jardin d’une superficie de 500 m2. Nous sommes ici dans une zone péri-urbaine résidentielle, avec un jardin bordé d’habitations. Cette précision est importante car elle prouve qu’on peut créer sa mini-ferme en zone urbanisée dès lors qu’on possède une petite parcelle.

Sur le plan d’ensemble ci-dessous, vous identifiez les 3 zones qui composent la mini-ferme :

  1. Carrés potagers & composteurs (à gauche)

  2. Poulailler (angle gauche)

  3. Rucher (angle droit)

Première remarque pour ceux qui se demandent quel espace nécessite une mini-ferme :

Au total, celle-ci occupe 50 mètres carrés, soit 10% de la surface totale du jardin.

Dans le détail, les 2 composteurs et les 2 carrés potagers occupent environ 5 m2, le poulailler et son enclos 20 m2, les 2 ruches et leur enclos 25 m2…

Autour de l’enclos des ruches, nous avons délimité un petit espace dédié à la biodiversité – la mini prairie mellifère. Ici, on réduira la tonte à 2 passages par an pour y laisser pousser les herbes et les fleurs sauvage.

À présent, parlons argent ! Voilà les rendements annuels dégagés par chaque espace :

Dans ce carré les aromatiques s’entremêlent de manière sauvage, comme dans la nature !

Chaque carré potager produit une valeur annuelle de 50 euros en fruits et légumes. Dans chaque carré, on associe les cultures en densifiant et en assurant une rotation tout au long de l’année. À noter qu’à la Ferme du Bec Hellouin, une exploitation pionnière de la permaculture en France, le rendement moyen se situe autour de 100 euros / m2. Cela nécessite toutefois une connaissance approfondie des cultures et des méthodes de production. Parions que vous y arriverez au bout de quelques années 😉

Quant-aux composteurs, ils vous permettront de recycler environ 30% des déchets ménagers en plus des déchets verts du jardin. Chaque composteur, d’une capacité de 500 litres, vous permettra de produire environ 10 kg de compost par an, un précieux amendement pour vos carrés potagers.

Le poulailler accueille 2 poules pondeuses qui participent activement au recyclage des déchets ménagers et des déchets verts issus de la tonte et du potager. Il vous permet surtout de récolter en moyenne 300 œufs par an pour une valeur de… 120 euros !

Les 2 ruches de biodiversité vous assurent une récolte raisonnée – 1 à 2 récoltes par an maximum – de 20 kg de miel, soit 10 kg par ruche en moyenne. L’équivalent d’une quarantaine de pots de 500gr pour une valeur totale de 400 euros.

Les 2 ruches sont situées dans l’enclos en ganivelle créé spécialement.

Soit un total de… 650 euros !

Une fois galvanisé par cette première expérience concluante, parions que vous rajouterez 2 carrés potagers et 2 ruches pour doubler votre production 😉

Regardez la vidéo de cet américain qui a créé chez lui une « forêt-jardin ». Ce mode de production naturel associe maraîchage et arbres fruitiers sans aucune assistance mécanique ni engrais. On peut ainsi produire jusqu’à 50 000 euros de fruits & légumes sur des surfaces réduites d’environ 1 000 mètres carrés. La vidéo est en anglais mais vous reconnaîtrez facilement toutes les espèces qui s’y développent côte à côte : différentes variétés d’aubergines, courgettes, tomates, poivrons, sans oublier les fruits !

Au-delà d’une approche financière, importante en ces temps de crise, vous participerez activement à la transition écologique. Ce concept qui peut parfois sembler abstrait devient ici simple et concret : faire de l’écologie au quotidien, c’est avant tout vivre et manger mieux, économiser et même produire !

Surtout, vous verrez la nature reprendre ses droits autour des 3 points stratégiques de votre jardin nourricier. Insectes mellifères, petits oiseaux sauvages, fleurs et végétation vont progressivement coloniser l’espace pour le plus grand plaisir des yeux, des oreilles et des papilles.

Apprenez à laisser vivre ces écrins sauvages au cœur de votre jardin ! Et (re)devenez un terrien.

Pour inspiration, voici quelques photos prises en ville dans des espaces sauvages similaires :

 

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