En bordure du jardin, un petit espace dédié à la biodiversité.

Accueillir les abeilles au jardin

Le mois de novembre est un moment idéal pour remodeler le jardin et laisser s’exprimer votre inspiration. Préparez le printemps avec un projet excitant comme l’installation d’une ruche par exemple !

Justement, cela fait quelques temps que vous voulez accueillir des abeilles… Mais voilà, où les installer pour que cela ne pose pas de problème ?

Nous vous proposons d’intégrer les butineuses dans une création paysagère ! On vous rassure, non seulement c’est à votre portée, mais c’est surtout divertissant pour un résultat splendide ! Alors à vos pelles et râteaux, amis jardiniers 😉

Pour ceux qui ont la chance d’avoir une vue sur le soleil couchant, choisissez un petit espace dégagé orienté à l’ouest. Vous allez comprendre pourquoi… Une bande herbeuse d’environ 10 mètres de largeur sur 3 mètres de profondeur suffira. La zone fera donc une superficie de 30 m2, voire plus si l’espace le permet. On privilégiera un emplacement situé dans un angle du jardin, le long d’un mur, d’une haie ou d’une clôture. Ces séparations sont souvent brutales et l’idée est de casser l’effet bloc des murs et haies opaques en créant de la perspective, autrement dit du relief.

Déroulez une barrière basse en ganivelle (50 cm de hauteur) le long de la bande / zone à délimiter, dans laquelle vous allez créer un paradis pour les abeilles et les papillons.

Cette petite barrière en piquets de châtaignier est à la fois esthétique et durable, elle est aussi locale puisque le bois provient des forêts françaises. Elle va vieillir sans nécessité de traitement, le châtaignier étant une essence naturellement imputrescible.

Derrière cette barrière symbolique, laissez la nature reprendre ses droits. Qu’on se le dise, ici, cisaille et tondeuse ne sont pas les bienvenues ! Dans ce petit espace sauvage, la faune du jardin trouvera le gîte et le couvert. Mais sauvage ne rime pas forcément avec bazar : pour dompter cette réserve de biodiversité et en faire un lieu aussi beau qu’apaisant, parsemez-le de bulbes, graminées et fleurs mellifères comme les centaurées ou les tournesols.

Pour cela, striez et aérez le sol aux emplacement choisis pour les semences et plantations – idéalement tout le long de la barrière. Si cela est nécessaire, ajoutez un terreau enrichi en compost pour amender le sol. Pourquoi ne pas planter quelques arbustes ou arbres à croissance lente, si l’espace le permet, en arrière-plan ?

Tailler légèrement la végétation afin de structurer l’espace, mais pas plus d’une fois par an, à l’automne.

Au troisième plan derrière la barrière fleurie en ganivelle et la zone arborée, installez une ou plusieurs ruches dos à l’ouest, l’entrée orientée à l’est.

4 ruches warré alignées, l’entrée orientée à l’est.

Dans cette position, les ruches sont placées en principe à la limite du jardin et puisque leur entrée est orientée à l’opposé, il n’y a pas de risque de gêner le voisin. En effet les allers et venues des abeilles s’effectuent devant la ruche où se trouve la planche d’envol. On veillera d’ailleurs à toujours garder un espace libre à l’arrière pour accéder à la ruche sans gêner le couloir aérien des abeilles (eh oui c’est un peu Roissy, mais sans le bruit !).

Voilà vous savez tout ! Réservez dès maintenant vos ruches pour une livraison en avril, cela vous laisse le temps d’aménager leur petit paradis.

Vous savez ce que vous allez préférer dans cette expérience ?

Les soirs d’été, placer votre chaise longue face à ce petit écrin sauvage pour observer les abeilles virevolter au-dessus des fleurs et des herbes hautes dans le soleil couchant. C’est si beau… ça se passe de mots 🙂

6 commentaires

  1. Cet article est de l’incinscience. Que devient la ruche? L’essaimzge Ne va t il pas gêner les voisins? Une ruche au fond du jardin c’est comme un chien ou un chat il faut s’en occuper!

    • Bonjour Evelyne bien entendu l’installation d’une ruche implique quelques points de vigilance – assez différent de l’entretien tel qu’on l’entend pour un chien ou un chat – on limitera même au maximum les interventions sur la ruche pour ne pas trop perturber les abeilles.
      Nous revenons sur ces questions spécifiques dans plusieurs articles et rubriques conseil.
      L’idée ici est plutôt de montrer comment une ruche peut s’intégrer harmonieusement dans un jardin dans le cadre d’un projet de sauvegarde de la biodiversité. Car de l’inspiration naissent les projets 😉

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